Dictionnaire Retro lettre S

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SCHNELL. – Nom donné à un mon­tage de détectrice à réaction dans lequel le contrôle de cette dernière s’effectue à l’aide d’un condensateur variable placé entre la sortie de la self de réaction et le Circuit-Plaque.

SELECTIVITE. — Propriété que pos­sède un circuit d’être sélectif, c’est-à-dire de ne recevoir très exacte­ment que l’onde sur laquelle il est accordé, à l’exclusion de toute au­tre même de valeur proche.

SELF. — Simple abréviation courante de « self induction ». Un conduc­teur parcouru par un courant élec­trique crée, autour de lui, un champ magnétique de faible valeur. Si l’on donne à ce conducteur, la forme d’un solénoïde, le champ magnéti­que de chaque spire agit sur la sui­vante et l’on peut dire que le con­ducteur agit sur lui-même (Self : mot anglais signifiant « soi-même »).

SELF D’ARRET. — Se dit d’un bo­binage destiné à bloquer certaines bandes de fréquences : Selfs d’arrêt H F, MF ou BF.

SENSIBILITE. — Propriété que pos­sède un circuit d’être sensible, c’est-à-dire de recevoir des émissions fai­bles et lointaines.

Trop de personnes confondent « sen­sibilité » avec « portée ». Cette der­nière qualité ne peut être que celle d’un émetteur, mais jamais d’un ré­cepteur qui ne « porte » pas mais NQott de plus ou moins loin.

SERIE   Deux accessoires quelconque ( sources ou appareils d’utilisation ) sont en série, lorsque le pôle+ de l’un est branché avec le — de l’autre et ainsi de suite. Ils sont, en somme montés à la suite les uns des autres comme les maillons d’une chaîne. Des sources (accus ou piles) ainsi montées ont leur tension qui s’ajoute. Pour les résistances leur valeur ohmique s’ajoute également. Pour les condensateurs, la valeur di­minue et la capacité totale ainsi ob­tenue est toujours plus petite que la plus petite de celles qui se trou­vent en circuit.

 SHUNT (Voir Paralléle)

SIGNAL. — Généralement toute oscil­lation qui atteint l’antenne et peut être enregistrée par le récepteur.

SIGNAL GENERATOR (Voir Hétéro­dyne).

SOLENOIDE. — Bobine de fil qui, parcourue par un courant électrique possède les propriétés d’un aimant. Ce même nom s’applique aussi à tout fil conducteur enroulé même s’il n’est pas traversé par un cou­rant.

SPIRE.Mot employé pour « spi­rale ». Un tour de fil autour d’un axe, même imaginaire, et devant être parcouru par un courant.

STATIQUE.Littéralement : qui a rapport à l’équilibre des forces. On appelle « caractéristiques stati­ques d’une lampe », celles qui sont relevées sans tenir compte des ré­sistances et accessoires de liaison intercalés dans les circuits de leurs électrodes.

STATOR.Partie fixe d’un appareil électrique ou radioélectrique quel­conque et principalement d’un con­densateur variable.

SUPERHETERODYNE. — Syno­nyme d’appareil récepteur à change­ment de fréquence (voir ce mot).

SUPPORT DE LAMPE. Il a existé jusqu’ici de nombreux types de sup­ports de lampes selon le brochage de celles-ci. Depuis quelques années on tend à standardiser en n’utilisant plus que :

1° le support standard Européen,

2° le support standard Américain.

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Ces deux modèles sont représentés ici vus dessous. C’est la seule re­présentation logique puisque c’est ainsi qu’on les voit aussi bien en regardant la lampe une fois retournée que tels qu’ils se présentent au mo­ment d’effectuer la post des con­nexions.

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Dans les deux cas, ces culots stan­dard sont prévus pour le maximum d’ergots ou de broches auxquels peu­vent correspondre les électrodes de chaque lampe. Comme ces dernières n’en ont pas toutes autant, certains ergots ou broches restent libres. Il est à conseiller, dans les schémas, plans ou plans de montage de les représenter comme ci-dessus avec une indication spéciale (en blanc) pour l’ergot ou la broche libre.

SURCHARGE. — Excès de tension ou d’intensité. Un circuit recevant un courant plus élevé que celui sous lequel il doit fonctionner normale­ment, est dit « surchargé ».

SYMBOLE. — Nom donné aux lettres u  signes  servant   à désigner les corps simples. Ex. : Pb est le sym­bole du plomb.

SYNTONIE. — On dit qu’un circuit ou un ensemble de circuits est syntonisé lorsqu’il possède même self et même capacité qu’un autre. ILs sont alors en syntonie ou en réso­nance. Lorsqu’un auditeur reçoit le poste des P.T.T., c’est que son ou ses circuits possèdent les mêmes va­leurs que celles des P.T.T. La syntonie n’est autre qu’une iden­tité d’accord.

La condition de syntonie est obte­nue par l’effet de résonance (voir ce mot).

Sources : GEO MOUSSERON

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BROCHAGE

Le brochage dun élément, c’est la connaissance de la répartition, de la disposition de ses broches, chaque broche correspondant à une électrode intérieure. Prenons un exemple classique et très simple, dans le cas d’un tube comme l’EL84. C’est un tube amplificateur de puissan­ce, en 9 broches, de la série Noval, très répandu en sortie d’un amplifi­cateur basse fréquence.

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La figure B30 montre les électrodes qu’il comporte. Ces électrodes sont réparties sur le culot du tube, suivant une disposition qui est bien  déterminée, fixe, connue. La fi­gure B31 représente le brocha­ge de ce tube dans le cas présent. Constatons que sur la broche 3, sortent la cathode et la troisième grille, électrodes qui sont donc reliées ensemble à l’intérieur du tube. Certaines broches ne sont pas utilisées.

Chaque tube, chaque lampe, a ainsi un brochage bien déter­miné qui, est répertorié et que l’on trouve dans des lexiques de lampes. Signalons que le brochage est toujours repré­senté en position de câblage, donc châssis à l’envers, donc lampe à l’envers, le tube sur table et les broches en l’air, vers soi.

On a également donné le nom de culottage (dérivé du mot culot…) à cette connaissance du brochage des tubes électro­niques.

Suivant les types de culots qu’ils présentent, on rencontre des lampes dénommées Trans­continental, Miniature, Octal, Rimlock, No val, Duodécal. Les broches sont numérotées, dans le sens horlogique. Dans l’exemple cité ici, on sait que 

le filament correspond aux broches 4 et 5, que l’anode correspond à la broche 7, et ainsi de suite.

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Les broches des transistors sont également disposées suivant une répartition bien déterminée, nous en reproduisons quelques exemples en figure B32.  En M le brochage d’un thyristor. Lorsqu’on a en main un certain type de transistor, ce tableau permet d’identifier ses broches, d’en retrouver l’emplacement. Ici également, la disposition des broches est représentée broches vers soi, corps du transistor sur table et broches en l’air, vers soi.

sources : Pratique des montages radioéléctroniques   L Pericone

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L’antenne AOR LA380

Voici un article  retrouvé dans un Ondes magazine de 2005 

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ANTENNE AOR LA380 RECEPTION

L’antenne AOR LA380 est la dernière née depuis la LA350. Riche héritière des caractéristiques de cette dernière, elle bénéficie de nombreux perfectionnements. Nos essais ont démontrés son efficacité. Avec ses 30cm de diamètre elle reste compacte et adaptée aux stations radioécouteurs qui n’ont que peu de place pour installer autre chose.

Cette antenne est conçue pour opérer à l’intérieur mais elle pourra cependant se poser sur un balcon. L’avantage de l’an­tenne boucle c’est qu’elle a un effet directif, les signaux sont reçus plus fortement dans l’axe de la boucle. Lors des essais nous avons cons­taté qu’il était possible de réduire un signal de 20 dB rien qu’en tournant la boucle de 90 degrés par rapport à sa direction. Cette capa­cité lui permet de rejeter des signaux forts et faire ressortir celui de la station que l’on sou­haite entendre. Un autre point important est celui de la réduction des différents bruits et parasites.

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L’accord avec le bouton tune placé au centre de la boucle donne un accord pointu mais pas trop, on sent parfaitement bien son effet en l’ajustant. Le commutateur de gammes per­met d’optimiser les réceptions dans les plages de fréquences indiquées. Selon Jean-Philippe, F5GKW, qui l’a essayé en UHF nous annonce qu’elle donne de forts bons résultats par rapport à sa discône, placée elle dans le grenier. En revanche, malgré les caractéristiques annoncées, il faut bien reconnaître qu’en dessous de 500 kHz on ne reçoit plus que des signaux très puissants. France Inter sur 162 kHz est particulièrement mal reçu.

Nous avons été particulièrement surpris par les performances de cette antenne sur les bandes 160,80,40 et 30 mètres car elle permet d’optimiser le rapport signal sur bruit des stations. Elles sont certes reçues un peu moins fort mais avec plus de clarté car le niveau de bruit devient plus faible. Il faut bien reconnaître que sur ces bandes on a déjà un fort niveau de bruit et l’antenne exposée ici le réduit. Un très bon produit tant au niveau des perfor­mances que de sa facilité de mise en œuvre. Le système de rotation de la boucle reposant sur des connecteurs BNC devra nécessiter de tous vos soins, soyez-y attentif car ce système mécanique reste fragile. Les BNC n’ont en effet jamais été faites pour servir de joints tournants, donc allez-y avec délicatesse dans vos manœuvres.

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En conclusion, je dirais que c’est une excellente
antenne qui mérite d’être essayée. Il ne faut pas la considérer comme un gadget mais comme une véritable antenne qui fonctionne parfaitement avec de nombreux avantages. Par contre, il s’agit d’une antenne exclusive­ment taillée pour la réception. Par sécurité nous avons nous-mêmes débranché le micro lors des essais pour éviter d’enclencher l’é­metteur, par habitude ! En effet, lorsque cette LA380 est en service, on reçoit de si bonne manière les stations radio que l’on pourrait croire que l’on est relié à une antenne de taille plus imposante. De ce fait, lorsque l’on entend répondre. En ce cas, il vaut mieux retirer le micro de sa prise.

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pour F6KSS

Source  » ondes magazine 2005 article de F1FYY »

Pour mesurer les Capatités

schema005Si la mesure des résistances s’effectue très simplement à l’aide d’un contrôleur universel, en revanche, la mesure des capacités nécessite un appareillage plus complexe car il est nécessaire de disposer d’une source de tension alternative.
La technologie des transistors permet de disposer d’un générateur de tension à moindres frais, c’est-à-dire que le montage que nous allons décrire permet de donner un ordre de grandeur sur la valeur des condensateurs mesurés, mais ne peut en aucun cas rivaliser avec les véritables appareils de mesure. Il nous suffira simplement de dire que le schéma de principe de ce petit capacimètre simplifié a été tiré des boîtes d’expériences à l’électronique de la firme HEATHKIT dont la réputation de ses kits n’est plus à démontrer.
Le principe général de fonctionnement du montage, fait appel à un pont de mesure très simple et dont l’équilibre est contrôlé auditivement à l’aide d’un casque ou bien d’un auriculaire « cristal ».

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Le schéma de principe
Le schéma de principe de ce « pont de mesure » est présenté figure II- 1. Comme nous l’avons précisé, il faut disposer d’une tension alternative, c’est précisément le rôle des transistors T1 et T2. Ces derniers du type NPN, forment un amplificateur BF. Pour ce faire, on confère au transistor T1 un gain relativement important en le polarisant par la résistance R6 disposée entre base et collecteur. La liaison au transistor suivant est continue et réalisée par la résistance R4. Chaque transistor comporte par ailleurs une résistance de charge et l’entretien des oscillations est provoqué par le condensateur C3, placé de la base du transistor T1 au collecteur du suivant. Dans ces conditions, on dispose au niveau du collecteur du transistor T2 d’une tension alternative que le condensateur C2 se charge d’appliquer au point de mesure proprement dit.

Il est évident que le signal engendré par l’oscillateur est audible. On sait par ailleurs que l’équilibre du pont sera obtenu lorsque l’on aura :

CX x R2 = R1C1

ce qui revient à dire que l’on déterminera facilement CX:            CX= (R1/R2) x C1

On entendra le signal BF lorsque le pont ne sera pas équilibré, il suffira alors à l’aide d’un élément variable, tel R2 de rechercher cet équilibre en constatant, une diminution du signal BF sonore, jusqu’à sa disparition correspondant au zéro, c’est-à-dire, à l’équilibre du pont.

Sur le montage d’expérimentation pour C1 ,il a été adopté une condensateur de 0.1 µF.

si l’on cherche à mesurer un condensateur CX et que la valeur de la résistance variable étalonnée est de 50 kΩ on obtiendra :

CX =  ( 10000/50000)x 0.1 = 0.2 µF

II est évident qu’un soin attentif doit être porté à l’étalonnage de la résistance variable R2, grâce à un index et une échelle.Pour la mesure de plusieurs gammes, c’est-à-dire, pour des condensateurs de plus faibles valeurs, on peut disposer d’un commutateur afin de donner à Cl des valeurs plus faibles soit : 10 nF et 1 nF.
L’alimentation du montage s’effectue par ailleurs sous 6 V de tension.

Réalisation pratique
Comme il s’agit d’un montage d’initiation, et non d’un véritable appareil de mesure, on pourra simplement disposer les composants sur une petite plaquette M. Board, avec laquelle les lecteurs sont désormais familiarisés.
Il est prudent dans ces conditions de disposer d’une plaquette M 19, afin de pouvoir aisément implanter les éléments.

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La plaquette M 19 comporte douze bandes conductrices repérées à l’aide des lettres « A et L ». Ces bandes sont régulièrement perforées de 25 trous numérotés de 1 à 25 de la gauche vers la droite. Grâce à ces coordonnées on peut repérer très facilement l’implantation des composants sur la plaquette.
La figure II-2 donne à cet effet une implantation pratique des éléments sur la plaquette en question. Tous les composants y sont disposés à plat. Deux straps de liaison entre les bandes conductrices sont prévus en E1 J1 et F18 J18.
Seul le potentiomètre R2 ramené sur la face avant du boîtier sera monté extérieurement à la plaquette. Comme il est d’usage, la figure II-3 précise les diverses interruptions de circuits nécessaires au bon fonctionnement du montage.
Avant de mettre sous tension, il conviendra de vérifier la continuité du montage et de veiller à ne pas trop charger en soudure les composants, afin d’éviter les courts-circuits accidentels, entre les bandes conductrices.
On pourra alors, à l’aide de capacités de valeurs connues, procéder à l’étalonnage de la résistance R2 directement graduée en microfarads, nanofarads, ou pico-farads suivant la valeur donnée à CA, grâce à un index et une échelle.

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source : « les modules d’initiation électroniques  » de   B.Fighiera    3éme édition 1980 

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« DICO » de la Radio « RETRO »

LES EXPRESSIONS ANGLAISES

Les amateurs et, d’une façon générale, tous les auditeurs de T.S.F. emploient très souvent des expressions anglaises pour désigner des phénomènes particuliers ou des accessoires de T.S.F.

Il serait certes, plus logique de leur substituer des expressions françaises de façon à éviter toute confusion, mais certains de ces mots sont passés dans le langage courant. C’est pourquoi le tableau ci-dessous donne la traduction des expressions les plus couramment utilisées. Elles comportent, en regard, leurs significations en français.

Anti-Fading

Contre-évanouisement

AVC ou AGV

Régulation automatique du Volume

Broadcasting

Radio-diffution

Buzzer

vibreur destiné à la lecture du son

Chok coll

Bobine d’arrêt ou bobine de choc

color code

code des couleurs « résistances »

Fading

Évanouissement

Feeders

Fils reliant l’antenne au poste

G.M.T

Temps moyen de Greewich

Jack

Fiche

Out put meter

Mesures de sortie(appareil pour)

Padding

Cond, Fixe ou ajust, en série

Pick up

Lecteur de Disques,

Push Pull

BF équilibrée

Signal Generator

Hétérodyne pour le réglage des postes

Socket

Support de lampe

Suppressor Grid

Grille de Suppression

Switch

Interrupteur

Tester

Lampéremétre Appareil de vérification

Top coupling

Spire de couplage

Trimmer

Cond, Fixe ou ajust, en paralléle

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ACCOUPLEMENT. _ Réunion ou liaison électrique de deux circuits, pour permettre le transfert de l’énergie de l’un vers l’autre. Cet accouplement appelé aussi « cou­plage » peut se faire : 1° Magnétiquement, par self. 1″ Electro-statiquement par conden­sateur.

3° Electriquement (résistance). Seuls les deux premiers moyens sont couramment utilisés en raison de l’amortissement qu’apporte le troisième.

On dit « Accouplement » ou « Cou­plage » ce qui revient au même. Couplage serré : quand deux cir­cuits sont fortement couplés par self ou condensateur. Couplage lâche : l’inverse de ce qui vient d’être dit. Ex. : Deux selfs as­sez éloignées constituent un cou­plage lâche.

Couplage variable : Tout système qui permet à volonté de serrer ou relâcher un couplage rend celui-ci « variable ».

ACCUMULATEUR. — Réservoir d’électricité qui tient le milieu entre les appareils de production et d’utilisation de l’énergie électrique C’est pourquoi on les appelle parfois « piles secondaires ». Un accumulateur doit être rechargé avant d’être utilisé. H se passe donc deux phénomènes : 1″ Transformation d’énergie électri­que en énergie chimique ; 2° Transformation d’énergie chimi­que en énergie électrique.

L’accumulateur le plus utilisé est au plomb : sa tension est de deux volts. L’accumulateur fer-nickel donne une tension de 1 volt 5 environ. Le premier est le plus couramment utilisé en raison de sa tension plus élevée et de son prix de revient moindre. Il présente, cependant, l’inconvénient de se sulfater lors­qu’on n’en fait pas usage ou lors­qu’on le décharge trop rapidement. Il ne peut être, en outre, si l’on veut assurer sa conservation, char­gé à une intensitédépassant le dixième de sa capacité totale. Il en est de même de son régime de décharge. Il convient, enfin, de res­pecter sa polarité.

ACOUSTIQUE. — Branche de la phy­sique qui étudie les phénomènes sonores (production, propagation, effets et applications).

ADAPTATEUR. Mot très général qui s’emploie dans de multiples cas différents. On dit « un adaptateur ondes courtes » pour un petit montage mono ou bilampes permettant la réception des ondes courtes. Par ailleurs, on appellera également « adaptateur », une sorte d’interca­laire permettant à une fiche mâle d’écartement standard d’entrer dans une prise murale d’écartement an­glais.

AERIEN (Voir « Antenne »).

AIMANT. — Corps possédant la pro­priété d’attirer le fer. Aimant artificiel: pièce d’acier trem­pé dont la forme varie suivant l’u­sage auquel on le destine. Il est for­mé en soumettant une masse d’acier à l’action d’un champ magnétique. Aimant terrestre: se dit de tout le globe terrestre en raison de gise­ments importants de magnétite (mè­nerai de fer) qui se trouvent dans les environs du pôle nord et qui pos­sèdent la propriété de faire dévier les barreaux aimantés et notam­ment l’aiguille des boussoles. Un aimant possède un pôle nord et un pôle sud. Deux pôles de même nom se repoussent; deux pôles de nom contraire s’attirent.

ALIGNEMENT. — Action consistant à régler les condensateurs ajusta­bles d’un récepteur une fois son montage terminé. Ce réglage s’ef­fectue généralement à l’aide d’un hétérodyne (voir ce mot). Ces condensateurs ajustables se trouvent, soit en parallèle sur des condensateurs variables du poste ou des selfs, soit en série avec ces dernières. On peut parfaire à l’aligne­ment en agissant sur les lames fen­dues des condensateurs variables.alignement009-e1413054486446

ALIMENTATION. Fait de fournir à un appareil radio-électrique (ré­cepteur ou émetteur) l’énergie utile à son fonctionnement. L’alimentation s’obtient, soit à l’aide du secteur, soit à l’aide de piles ou d’accumulateurs. On appelle également « alimentation » ou « boîte d’alimentation » un ensemble comprenant un système de redressement et de filtrage du courant haute et basse tension nécessaire au fonctionnement d’un appareil. Il est branché sur le sec­teur.

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ALTERNANCE. Demi-période ou moitié de cycle. Elle représente un courant alternatif partant de zéro, atteignant un maximum et revenant à zéro. Une alternance peut être positive ou négative.altc3a9r010-e1413054615524

AMORTIE. — Se dit d’une onde pro­duite par une étincelle et qui va en s’amortissant, c’est-à-dire dont l’am­plitude décroît progressivement. Les ondes amorties forment une succession de « trains » appelés « trains d’ondes ». Du nombre de trains d’ondes dépend la hauteur du son reproduit dans l’écouteur.

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AMORTISSEMENT. — Diminution de puissance causée par déperdition d’énergie. Cette déperdition est cau­sée généralement par des résistan­ces se trouvant dans les circuits électriques.

AMPERAGE. — Synonyme de « nombre d’ampères ». Terme utilisé à tort pour indiquer  l’intensité de courant électrique.

AMPERE André  1er (1775-1836) – physicien et mathématicien français – il étudia l’électrodynamique et donna son nom à l’unité d’intensité de courant électrique, l’ampère.

2° Unité d’intensité électrique. L’am­père est égal à l’intensité d’un cou­rant transportant une charge d’un coulomb en une seconde. Par abréviation le mot « ampère » s’écrit « A ».

AMPERE-HEURE. — Csité ’est une inten­de 1 ampère qui s’écoule pen­dant une heure. Ainsi un accu de 60 ampères-heure peut débiter 60 am­pères pendant une heure, 6 ampères pendant 10 heures, 0.6 a pendant 100 heures, etc. Mais, à ce sujet, ne perdons pas de vue toutefois qu’à cet accu, s’il est au plomb, il ne de­vra pas être demandé plus de 6 am­pèresmaxima, puisque c’est le 1/10 de sa capacité.

AMPÈREMÈTRE. — Appareil destiné à mesurer l’intensité des cou­rants électriques.

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Lorsqu’il s’agit d’un appareil devant mesurer les millièmes d’ampère, il s’appelle milliampèremètre. Il existe également des micro-ampèremètres (µa) pour la mesure des millionièmes d’ampère.

 Ce sont ces deux derniers appareils qui sont le plus souvent employés en radio.

L’ampèremètre peut être constitué de différentes manières : à cadre, à palette de fer doux, ou thermique, de nos jours numérique. Le premier sert à la mesure des in­tensités en courant continu. Le se­cond, moins précis est généralement un appareil bon marché. Le troisiè­me est réservé à la mesure des in­tensités en courant alternatif (voir « Ampèremètre thermique »). Un ampèremètre est constitué très exactement comme un voltmètre mais, à l’encontre de ce dernier, sa résistance interne est très faible. En effet, branché en série dans le cir­cuit à mesurer, il ne doit pas en mo­difier les caractéristiques.

AMPEREMETRE THERMIQUE. — Appareil destiné à la mesure des intensités du courant alternatif. Tan­dis que les ampèremètres du mo­dèle courant dévient dans un sens ou dans l’autre, selon le sens du courant lui-même, il faut, au con­traire, que l’appareil destiné à la mesure des courants alternatifs soit indépendant du sens du courant. Il est donc basé sur réchauffement plus ou moins grand produit par le passage plus ou moins intense du courant.

La figure que voici montre le prin­cipe du système. Le courant à me­surer traverse un fil formé d’un alliage Platine-Argent ABC fixé à ses extrémités. Lorsque le courant passe, le fil se dilate et prend la for­me de la figure car il est tiré en son milieu par un fil fin en laiton BDE fixé en E et dont le point D est attaché à un fil de soie enroulé sur une poulie P et tendu par un ressort R. Ainsi la dilation du fil Platine-Argent fait avancer l’ai­guille Aig.

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AMPLIFICATEUR. — Assemblage d’organes destinés à permettre une audition plus puissante des signaux reçus.

Il existe trois sortes d’amplifica­teurs :

Io les amplificateurs haute fréquen­ce (HF);

2° les amplificateurs moyenne fré­quence (MF);

3° les amplificateurs basse fréquen­ce (BF).

Les deux premiers amplifient le cou rant haute fréquence reçu par l’an­tenne avant sa détection et le troi­sième après détection. Les amplificateurs se divisent en quatre classes : A, B, C et AB. AMPLIFICATION. — Action d’ampli­fier. C’est le rôle des lampes qui ne sont pas autre chose que des relais électroniques. On peut amplifier : En Haute fréquence (avant détection). En Moyenne fréquence (avant dé­tection, mais sur une fréquence plus faible).

En Basse fréquence (après détec­tion). HF et MF sont inaudibles. La BF est la fréquence audible ; capable d’actionner à la fois la membrane vibrante de l’écouteur et notre tym­pan. L’inertie de ces deux membra­nes, humaine et mécanique est d’ail­leurs du même ordre de grandeur. AMPLIFICATION CLASSES A, B, C ET AB Amplification classe A : un ampli por-i.ini 06 nom   fonctionne dans des  conditions telles que la forme de la tension de sortie est la même que celle d’excitation. On applique une polarisation de grille telle que le courant plaque est permanent et en appliquant à la grille une tension al­ternative qui fasse fonctionner la lampe dans la partie rectiligne de sa caractéristique dynamique. Ainsi, la grille ne peut devenir positive et le courant plaque ne peut prendre une trop forte valeur.

Amplification classe B : un tel ampli fonctionne dans de telles conditions que la puissance de sortie est pro­portionnelle au carré de la tension d’excitation de la grille. Pour obte­nir cet effet, on polarise les grilles de manière à ramener le courant plaque à une valeur nulle lorsque la grille n’est pas excitée. Ce courant plaque n’apparaît que pendant les alternances positives de la tension d’excitation grille.

Amplification classe C : cet ampli fonctionne de manière que la puis­sance de sortie varie avec le carré de la tension plaque, entre certaines limites. Cet effet est obtenu par une polarisation négative de grille plus grande que celle qui est nécessaire pour ramener le courant de l’alter­nance positive de la tension d’exci­tation grille.

Amplification classe AB : cet ampli­ficateur a sa grille polarisée de telle manière qu’il fonctionne en classe A pour les signaux faibles et en clas­se B pour les signaux forts. Ainsi le courant plaque circule pendant plus d’une alternance.

AMPLIFICATION DIRECTE. — Se dit de tout appareil récepteur qui n’est pas basé sur le principe du changement de fréquence.

AMPLITUDE. C’est la valeur maxima (positive ou négative) d’un courant alternatif. En représentant ce courant sous la forme classique et très significative, c’est la distance entre le zéro et la valeur la plus élevée.

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ANODE. — C’est l’électrode positive d’une source. L’anode d’une pile est son électrode de charbon. En radio ce mot désigne l’électrode positive d’une lampe qui est toujours sa Pla­que. Plaque ou Anode d’une lampe, peuvent donc être compris dans le même sens.

ANTENNE.Fil ou ensemble de fils conducteurs tendu dans l’espace, soigneusement isolé et réuni en un point au circuit d’accord de l’émetteur ou du récepteur. Cette antenne peut être considérée comime une surface métallique n’ayant d’autre but que celui d’aug­menter la surface d’une des deux armatures du condensateur d’accord. En émission, ce dernier attaque une plus grande partie de l’éther alors’ qu’à la réception cette même dispo­sition permet d’embrasser une plus grande partie du champ magnétique et électrique produit par l’émetteur sur lequel on est accordé. La continuation de ces fils qui relie les précédents à l’appareil s’appelle la descente d’antenne. Dans la pra­tique, il est bon de noter qu’anten­ne et descente doivent être consti­tuées par le même fil sans con­nexions ni soudures, ces dernières créant toujours de petites résistan­ces d’où amortissement préjudicia­ble au bon fonctionnement de ré-metteur ou du récepteur. L’antenne est aussi appelée « collec­teur d’ondes » ou « aérien ».

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ANTI-FADING (voir Contre-évanouis­sement).

APERIODIQUE. — Qui n’a pas de période propre. C’est le cas de tout dispositif oscillant très amorti. Si l’on prend l’image d’un balancier, il suffit de supposer celui-ci excessive­ment serré sur son axe au point que, écarté de sa position de repos, il y retourne sans la dépasser. On dit alors que le mouvement est apério­dique.

ARMATURE. — Se dit de chacune des deux électrodes ou surfaces mé­talliques d’un condensateur.

AUTOTRANSFORMATEUR. — C’est un transformateur dont le rôle est identique à celui qui est expliqué à ce mot (transformateur). Pourtant, de façon purement mécanique, il n’existe qu’un seul et unique enrou­lement sur lequel on a fait une prise intermédiaire. On dispose alors d’un couplage très serré, ce qui peut être avantageux dans certains cas.

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Une précaution est à prendre lorsque l’on utilise ce système : tandis que le transformateur, de par sa constitution même, isole l’appareil d’utilisation du secteur, il n’en est pas de même de l’autotransformateur. En l’utilisant, il est bon de penser à ce détail.

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source « dictionnaire de la radio  »  GEO Mousseron.