Dictionnaire Rétro Lettre R

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RADIODIFFUSION.

— Diffusion de toutes les nouvelles, concerts, con­férences, etc., par le moyen de la radiotéléphonie.

On appelle « ondes de radiodiffu­sion » celles sur lesquelles sont émis, d’une façon courante, ces con­certs, nouvelles, conférences, etc..

RADIOGONIOMETRE. — La radio­goniométrie sert à connaître la po­sition d’un émetteur en se basant sur ses émissions. Le principe en est le suivant : un cadre (voir ce mot) ne permettant un maximum d’audi­tion que lorsqu’il est dirigé dans le plan de l’émetteur, sera nécessaire­ment dirigé vers celui-ci lors de ce maximum. Si l’opérateur qui effec­tue les recherches est muni d’une boussole et d’une carte, il peut si­tuer la direction générale de l’émet­teur sans savoir d’ailleurs si celui-ci est vers a ou b (Fig. A). Un se­cond opérateur O effectue les mê­mes recherches, ce qui l’amène in­variablement à traver une ligne qui recoupe la première. L’émetteur se situe donc à l’intersection des deux lignes.

Une 3e station de réception située en 3 arriverait, par les mêmes moyens à une conclusion identique mais, une rigoureuse précision ne pouvant être envisagée, sa ligne ne rencontrerait pas absolument les deux premières. On obtient alors ce que l’on appelle « le triangle d’in­certitude ». Plus ce dernier est petit, plus grande est la précision. On peut procéder de façon diffé­rente pour arriver à un résultat identique. Ainsi (Fig. B) un navire N cherche sa position qu’il ne con­naît pas en raison du brouillard. Muni d’une installation radiogonio-mètrique il appelle la station S qui  lui répond. Le navire N trace une droite N-S. Puis il appelle un second émetteur E qui lui répond à son tour, ce qui permet au navire de tracer une seconde droite N-E. Com­me précédemment : 1° l’intersection des deux lignes don­nerait son propre point ; 2e l’appel à une 3e station donnerait le triangle d’incertitude dont il a été parlé précédemment.

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RADIOTELEGRAPHIE Télégra­phie par le moyen des ondes hert­ziennes.

RADIOTELEPHONIE. — Téléphonie par le moyen des ondes hertziennes.

RAYONS X. Rayons de fréquence très élevée supérieure à celle de la lumière et des ultra-violets, appelés aussi « rayons de Roentgen ». Ils sont produits par une décharge élec­trique dans un tube à vide trés poussé et sont susceptibles de tra­verser les corps opaques à la lu­mière. Seuls, leur sont des écrans infranchissables, le plomb, le bis­muth et leurs dérivés.

REACTANCE. — Résistance offerte au passage du courant par un bo­binage selfique en raison de sa self, de sa capacité propre ou des deux facteurs.

Tout bobinage selfique ayant néces­sairement une réactance donnée, on dit quelquefois,                                                    « une bobine de réactance ».

REACTION. — Report de l’énergie de sortie d’une lampe (circuit de plaque) sur le circuit d’entrée (de grille). En reportant ainsi une éner­gie en phase, on diminue l’amortis­sement, ce qui se traduit par une audition plus forte et une sensibilité plus grande. Ce report d’énergie se fait en couplant correctement la pla­que avec la grille, ceci par les moyens courants : couplage magné­tique (par self) ou couplage électri­que (par condensateur).

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REFLEX. — Ce genre de montage avait pour but de faire travailler une même lampe à la fois comme HF et BF par exemple. On deman­dait à ce tube une double fonction, ce qui était compatible avec les lam­pes du début de la radio. Nos tu­bes perfectionnés ayant des carac­téristiques bien établies pour une fonction déterminée se prêtent mal à ce double travail d’ailleurs devenu inutile. Le désir de faire travailler une seule lampe de deux manières différentes était né du besoin d’éco­nomiser les batteries. L’alimenta­tion sur secteur a donc fait dispa­raître ce procédé qui ne présente, en soi, aucun intérêt.

REGULATION AUTOMATIQUE. — C’est la régulation qu’opère un poste, automatiquement sur lui-même, et ayant pour but de dimi­nuer sa propre sensibilité sur les signaux puissants alors que les si­gnaux faibles laissent à ce même récepteur une grande sensibilité .Ce système, quoique très astucieux ne nécessite, à quelque chose près, qu’une ligne supplémentaire repré­sentée par une connexion allant de l’une des Plaques-diodes de la Dé­tectrice aux différentes grilles de contrôle à commander automatique­ment. Cette ligne spéciale, en rai­son de sa fonction, peut donc pren­dre le nom de « Ligne de Régula­tion automatique », ou anti-fading. On emploie d’une façon presque cou­rante les abréviations A.V.C. ou V. C.A. Plus juste est l’abréviation C. A V. qui signifie « Contrôle auto­matique de Volume sonore ».

REINARTZ. — Montage spécial de détectrice à réaction convenant par­ticulièrement à la réception des on­des courtes.

RELAIS. — Appareil destiné à ouvrir ou fermer un circuit lorsque certai­nes conditions sont réalisées dans un autre circuit.

En électricité, le relais le plus cou­rant utilise l’électro-aimant. Ce pro­cédé qui donne alors toute satisfac­tion, serait inapplicable en radio en raison de sa trop grande inertie de­vant les fréquences élevées qui le feraient agir. Il faut donc un relais sans inertie appréciable. C’est le re­lais électronique plus communément appelé « lampe » qui répond à ce désir.

La Fig. A nous montre qu’en agis­sant sur un simple circuit de 4 volts, on peut fermer ou ouvrir un circuit parcouru par un courant de 110 volts. La Fig. B montre le schéma classique de la lampe à 3 électrodes. Relais électronique : Souvenons-nous de « l’effet Edison » (voir ce mot) : les électrons négatifs issus d’une cathode chaude C étant attirés par une plaque P positive, ceux-ci constituent un chemin con­ducteur pour le courant qui se di­rige alors dans le sens : + batterie-plaque-espace plaque cathode-zéro de la batterie. Comme une grille de commande C est placée entre ca­thode et plaque, il suffit de lui don­ner une polarité variable pour que, positive, elle facilite le passage du courant et, négative elle les arrête au besoin. Relions cette grille à une antenne et celle-ci viendra « modu­ler » le courant de la batterie sans la moindre inertie et, par consé­quent, avec une très grande vitesse convenant bien aux hautes fréquen­ces utilisées.

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RELUCTANCE. — Résistance magné­tique ou résistance offerte par un corps quelconque, au passage des li­gnes de force. C’est donc l’équiva­lent magnétique de la résistance ohmique au courant électrique.

RENDEMENT. — Le rendement d’un transformateur est le quotient du travail utile par le travail moteur. Si, pour son fonctionnement, un transfo consomme une puissance égale à 10 et qu’il n’en rende que 8, son rendement est de 3

                         8/10  = 0,8 soit 80/100 ou 80 % 

Remarquer que le mot transforma­teur est employé ici dans sons sens le plus large et qu’il englobe n’im­porte quel appareil : moteur, lampe, accu, etc..

RESISTANCE. — La résistance d’un conducteur est celle qu’il oppose au passage du courant. Pour un con­ducteur donné, elle dépend de la Ré­sistance spécifique (voir ce mot), de la longueur du fil et de sa section. L’unité de Résistance est l’Ohm. C’est la résistance qui laisse passer 1 ampère sous une tension de 1 volt.

RESISTANCE FER – HYDROGENE. — C’est une résistance constituée par un fil de fer fin enfermé dans une ampoule de verre emplie d’hy­drogène. Un tel ensemble devient d’autant plus résistant qu’il est tra­versé par un courant plus intense. On obtient donc, pour une certaine plage d’intensités s’entend, une ré­gulation absolument automatique et très précieuse chaque fois que l’on dispose d’un secteur irrégulier.

Les résistances fer-hydrogène qu< l’on trouve aujourd’hui dans le corn merce, épousent la forme d’une lam pe moderne et se confondent exté­rieurement avec elles.

RESISTANCE SPECIFIQUE ou RESISTIVITE.

— C’est la résistance particulière à un corps ou matière dé terminée ou, plus exactement à un échantillon de 1 cm  X  1 cm de ce corps ou de cette matière. Ces échantillons présentant une résis­tance assez faible, se mesurent non pas en ohms, mais en microhms, c’est-à-dire en millionièmes parties de l’ohm.

Ex. : Le cuivre a une résistivité de 1 microhm, 56 environ.

RESONANCE. — On dit que deux cir­cuits sont en résonance, lorsqu’ils possèdent même self et même capa­cité ou, si l’on préfère, même pé­riode propre. Lorsque l’on reçoit un émetteur déterminé, c’est que les va­leurs de self et de condensateur du récepteur sont les mêmes que celles dudit émetteur.

En se souvenant que self = Inertie, et capacité = élasticité, on retrouve l’équivalent en matière acoustique. On dit qu’il y a phénomène de ré­sonance si la parole est amplifiée dans de grandes proportions. C’est que la disposition de la pièce ou de l’endroit offre une valeur d’élasticité et d’inertie égale à celle des cordes vocales ayant émis les sons corres­pondants.

ROTOR. Partie tournante d’un ap­pareil électrique quelconque.

 

Sources : GEO MOUSSERON

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