Dictonnaire « Rétro » P et Q de la radioéléctricité

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PADDING. Condensateur ajustable (voir ce mot).

PARAFOUDRE.Dispositif destiné à protéger les récepteur, des effets de la foudre ou plus exactement des charges accumulées sur l’antenne. Le parafoudre est parfaitement inu­tile pour l’usager dont le récepteur n’est branché que sur une antenne plus basse que tous les objets envi­ronnants. A plus forte raison ne saui ait-il être question d’un para-foudre pour une antenne intérieure. Au contraire dès que cet aérien est assez élevé, à même hauteur ou plus haut que les immeubles, arbres, che­minées environnantes, l’adjonction d’un parafoudre est une précaution utile. On peut utiliser différents sys­tèmes parmi lesquels on peut citer ceux que l’on emploie couramment : Le parafoudre à peignes, Le parafoudre à couteau. Le premier utilise « le pouvoir des pointes ». Les courants de haute fré­quence et haute tension (foudre) ont tendance à s’échapper d’un con­ducteur par ses angles  ou pointes. La disposition de la Fig. A montre que les charges ainsi accumulées sur l’antenne s’écouleront dans la terre antre a et b. An contraire, les cou­rants de haute fréquence et très fai­ble tension (ondes électromagnéti­ques) suivront le chemin normal. Ce dispositif est donc automatique et ne nécessite aucune manœuvre. Le parafoudre à couteau consiste à mettre l’antenne à « la terre » ainsi qu’on le dit couramment. L’antenne étant reliée au sol ne garde aucune charge dangereuse. Mais il va de soi que cette précaution ne peut être prise qu’en dehors de l’écoute. On remarquera que le fait de mettre la main sur le couteau relié à l’an­tenne présente un danger pour l’opérateur (Fig. B). Les charges dangereuses peuvent en effet se pré­cipiter vers la terre par le corps de l’usager. Il vaut donc mieux mettre « la terre à l’antenne » en procédant comme l’indique la figure C.

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PARALLELE. — On dit aussi dériva­tion ou shunt. Deux accessoires quelconques (sources ou appareils d’utilisation) sont en shunt, lorsque le pôle + de l’un est branché avec le + de l’autre et qu’il en est ainsi de tous les pôles —. Ils sont en somme, borne à borne de même nom. Des sources (accus ou piles) ainsi montées ont leur intensité qui s’ajoute. Pour les résistances, leur valeur ohmlque diminue et la résis­tance totale est toujours plus petite que la plus petite des résistances en circuit. Pour les condensateurs la capacité totale augmente. Calcul de plusieurs sources en pa­rallèle :

Si les sources ont une intensité égale :    I  x  n

( I Intensité de chacune, n nombre de sources.

Si les sources sont inégales en in­tensité : 1′ + 12 + 13, etc..

Calcul de plusieurs résistances en parallèle

1/ R’ +  1/ R2 + 1/R3 ect…   = R totale .

Calcul de plusieurs condensateurs en parallèle :

Si leur capacité est égale :   C X n = C totale

( C valeur de chaque condensateur, n nombre de condensateurs).

Si les capacités sont inégales : c’ + C2 + C3 etc.. = C totale Dans le cas de sources, il faut no­ter que si l’intensité augmente, la tension reste invariable et la puis­sance est identique à ce qu’elle se­rait en série (voir ce mot).

PARASITÉS. — Toute émission qui n’émane pas d’un émetteur radiophonique spécialement conçu pour ce travail et dont l’audition indésirable vient se substituer à la récep­tion choisie.

Si la radio n’est connu et mise au point que depuis quelques année, il n’en reste pas moins vrai que cer­taines émissions se font naturelle­ment sans que l’on sache d’ailleurs les entendre à distance au moyen d’appareils. C’est le cas des déchar­ges atmosphériques qui se voient (éclairs) et s’entendent (tonnerre) jusqu’à une certaine distance selon la puissance mise naturellement en jeu. Or, à des milliers de kilomètres, s’entendent ces décharges qui gê­nent nos réceptions, surtout pen­dant les périodes chaudes. Ce sont les parasites atmosphériques. Par ailleurs, tout système électri­que produisant une étincelle se com­porte à son tour comme un émet­teur: tels sont les moteurs électrique, produisant des étincelles en­tre balais et collecteur, enseignes lumineuses dont le principe est basé sur l’éclatement d’une étincelle dans une atmosphère de néon ou de mer­cure. Ce sont alors des parasites in­dustriels.

Contre les premiers, il n’y a pas de remèdes efficaces.

Contre les seconds, il y a lieu d’en­visager dans l’ordre : un dispositif anti-parasites à la source même de la perturbation, une antenne anti­parasites à la réception ; des filtres qui, accompagnant le précédent re­mède le complètent heureusement, alors que ces derniers, seuls, sont inefficaces.

PENTE. — C’est la variation de l’in­tensité plaque (circuit de sortie d’une lampe) par rapport à la va­riation de la tension Grille (circuit d’entrée).

Selon que la pente est plus ou moins accentuée, on aura, pour une varia­tion de 1 volt à la grille : flg. A, 2 millis Plaque. Flg. B, 4 millis Pla­que. Fig. C, 8 millis Plaque.

Ceci explique pourquoi la pente s’exprime toujours par « milliampères par volts » ce qui revient à dire : « pour tant de variation de volts à la grille, on obtient tant de millis à la plaque »

 Pente variable : Cette lampe a, par sa construction, une pente qui varie selon le point de fonctionnement de la grille de commande. Cette dispo­sition, entre autres avantages, per­met une utilisation rationnelle du dispositif anti-évanouissement.

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PENTODE. — Lampe de réception à 5 électrodes : 1 Cathode, 3 Grilles et 1 Plaque.

PERIODE  (Voir Cycle).

PHASE. — Un courant est en phase lorsque sa tension et son intensité ont. même valeur au même instant. Il est déphasé dans le cas contraire. Dans le montage équilibré ou en ba­lance (Push Pull), qui utilise des résistances  comme système de liaison, on utilise , au préalable une lampe dite « Déphaseuse » qui, comme son nom l’indique, décale les tensions appliquées aux grilles des deux tu­bes BF.

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PILE. — Plus   exactement   et plus complètement « plie électrique ». Transformateur d’énergie chimique en énergie  électrique.   La tension fournie par un élément de piles dé­pend de la nature des deux corps en présence (Charbon-Zinc, Cuivre-Zinc, etc.). Parmi  les principales piles, il faut citer : La pile au chlorure d’amonium qui donne 1,48v par élément ; La pile Daniell ou Carré, au sulfate de cuivre : 1 ,08 ; La    pile    Bunsen,    modifiée par M. d’Arsonval : 2 ,2v ; La pile à oxyde cuivrique de Lalande : 0 volt, 8 à 0 volt, 9..

La pile Féry à dépolarisation par l’air : 1,25 volt

plus d’info ici 

Dans la pratique, il faut se souve­nir que les piles donnent un débit généralement insuffisant en raison de leur grande résistance interne. C’est pourquoi, l’on se sert parfois d’un groupe : piles-accus, les pre­mières chargeant les seconds afin de pouvoir disposer d’une intensité suf­fisante.

Leur montage, tout comme pour les accus, dynamo, etc.. se fait en série

(augmentation de la tension) ou en parallèle (augmentation de l’inten­sité).

PLAN DE MONTAGE. — Plan qui peut être grandeur d’exécution ou réduit, et représente le châssis avec ses accessoires et connexions. Un tel plan peut être utilisé par n’importe quel amateur qui, sans connaissance spéciale, exécute le montage intégra­lement.

(Voir figure page suivante).

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PLAQUE. — Nom donné à l’électrode positive d’une lampe. On peut dire « plaque » ou « anode ».

PLOMB. Métal très pesant d’un gris bleuâtre. Allié avec de l’étain et du bismuth, on en fait des fils servant à assurer la sécurité dans un circuit électrique. Supposons ce dernier parcouru par une intensité prenant une valeur dangereuse: l’al­liage ci-dessus fondra plus vite que le fil de cuivre constituant le con­ducteur et le circuit sera coupé (Voir Court-circuit).

PO   Abréviation de « Petites On­des ». Comme pour les OTC, OC et GO, il est difficile de situer très exactement les ondes que l’on peut comprendre dans cette appellation qui est essentiellement variable.

POLARISATION. — Action de pola­riser. Polariser : porter à un poten­tiel déterminé une électrode quel­conque. On ne polarise pas que la grille d’une lampe comme on le croit parfois à tort. Mettre la pla­que d’un tube, à travers une résis­tance, au + HT 250 volts, c’est po­lariser la plaque à + 250 volts. Polarisation de grille : pour son fonctionnement, la lampe nécessite presque toujours une polarisation négative de grille. Entendons par là que cette électrode doit être portée à un potentiel plus négatif que le son filament. Sur batterie cette polarisation est facile à faire puisqu’il s’agit d’intercaler une pile de la va­leur désirée. Dans notre exemple schématisé on aura une grille por­tée à « moins 8 volts » par rapport à son filament (Fig. A). Par contre, lorsque l’on a affaire à une lampe chauffée par le secteur alternatif, on ne dispose que de la tension plaque ou HT comme source continue sur laquelle on peut envi­sager de prélever la tension utile pour la grille Comme on ne peut admettre la présence de la moindre batterie sur un poste secteur, il pa­raît embarrassant de porter la grille à un potentiel plus négatif que le zéro où se trouve déjà la cathode (Fig. B).

On tourne la difficulté en portant la cathode à un potentiel plus positif ce qui, automatiquement, met la grille à un potentiel plus négatif. Bien que ceci soit sans grande im­portance, il faut noter que les quelques volts pris ainsi sur la tension plaque viennent en diminution sur celle-ci. Dans le cas de la Fig. C, on voit que la cathode a été portée à un potentiel positif à l’aide d’une résistance. Si l’on obtient ainsi 10 volts, on ne dispose plus que de 240 volts dans le circuit cathode-plaque.

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PONT. Ce terme désigne des acces­soires (généralement résistances ou condensateurs) montés de telle sorte que le courant passe à la fois par les deux branches ainsi constituées. S’utilise pour alimenter une élec­trode sous une tension intermé­diaire en maintenant une intensité constante. Le même procédé est adopté pour la mesure des conden­sateurs (Pont de Sauty) et des ré­sistances (Pont de Wheastone). Dans ces deux derniers cas (me­sures) on voit que si le courant qui traverse R’ et R2 est égal à celui qui traverse R3 et R4, il ne passera aucun courant à travers le galvano­mètre G. C’est donc la preuve que le R’ — R2 d’une part et R3 — R4 d’autre part, ont une valeur identi­que. En rendant R’ variable avec commande graduée et repérée à l’avance et R4 inconnue, étant la résistance à mesurer, on peut con naître la valeur de cette dernière. C’est encore une simple méthode de comparaison qui permet de réaliser un appareil de mesures.

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PORTEE. — Qualité propre à l’émet­teur seul indiquant d’une façon très approximative jusqu’à quelle distan­ce il est possible d’espérer le rece­voir par les moyens habituels.

POTENTIEL, (Différence de). POTENTIOMETRE.  

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— Résistance variable comportant 3 prises : une à chaque extrémité et un curseur mobile. Les deux figures montrent l’une le schéma du dispositif, l’au­tre son allure réelle.

Si dans la pratique, le potentiomè­tre moderne comporte toujours un interrupteur, ce dernier accessoire n’a aucun rapport électrique avec le potentiomètre. C’est une simple dis­position mécanique ayant pour but d’unifier deux manoeuvres bien dif­férentes (voir « Interrupteur »).

POUVOIR INDUCTEUR SPECIFI­QUE (Voir Constante diélectrique).

PRESELECTEUR.Circuit accor­dé grâce auquel il est possible d’éli­miner ou de favoriser une fréquence déterminée. Un présélecteur joue le rôle de filtre (voir ce mot).

PUISSANCE. — Propriété, pour un récepteur, de donner des auditions fortes et audibles en haut-parleur, à une assez grande distance. On de­mande à un poste, une puissance d’autant plus grande qu’il est des­tiné à fonctionner dans une salle de grandes dimentions ou, à plus forte raison, en plein air. On a toujours avantage à choisir un appareil puissant que l’on doit faire fonctionner à puissance réduite afin que, seuls les intéressés puissent profiter de l’audition. Si, au con­traire, on prend un récepteur de puissance calculée trop justement, on est obligé de « pousser » le ré­cepteur, ce qui se traduit par une distorsion d’où l’harmonie est com­plètement exclue.

Par ailleurs, il faut se souvenir que: 1° les règlements de police interdi­sent des auditions susceptibles d’être entendues du dehors ; 2° qu’il est contraire à tout savoir-vivre d’imposer aux voisins des au­ditions qu’ils ne désirent pas.

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QUARTZ. _  Cristal qui posséde la propriéte de ne vibrer qu’a une seule fréquence et unique fréquence ,suivant ses dimensions . On l’utilise alors en l’intercalant généralement dans le circuit grille de l’emetteur , pour maintenir constante la fréquence d’émission .

Son emploi tend a se générilaser depuis peu pour stabiliser les montages récepteurs . IL est alors inclus dans un tube de lampe et son allure se confond avec cette derniére.

 

Sources : GEO MOUSSERON

 

 

 

 

 

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