Dictionnaire Rétro de la Radio  » I « 

I

IMPEDANCE.L’impédance est très exactement la résistance ohmique d’un circuit, augmentée de sa résistance selfique. Ainsi, en suppo­sant qu’un conducteur de cuivre ait une résistance de 20 Ohms, après l’avoir enroulé sur lui-même, il pré­sente, en plus, une résistance selfi­que déterminée. L’addition de ces deux résistances donne ce que l’on appelle l’impédance. Abusivement, on appelle « impé­dance », une bobine de self, ce qui est encore une abréviation, car on devrait dire « une bobine de self-induction », c’est-à-dire « présentant des phénomènes d’induction sur elle-même.

INCIDENT.Accessoires Qui a lieu par occasion.

Onde incidente. C’est l’onde reçue directement par l’antenne du ré­cepteur à changement de fréquence. Ce dernier, lorsqu’il est chauffé a son petit émetteur en fonctionne­ment permanent. Son ampli MF est prêt à entrer en jeu. H suffit donc qu’une onde éventuelle, occasion­nelle, incidente, apparaisse sur l’an­tenne, pour qu’elle détermine, avec l’émetteur local, l’interférence de fréquence correspondant à celle de la moyenne ce qui permet le fonc­tionnement du poste récepteur.

INCLINAISON (voir Pente).

INDICATEUR VISUEL. — Les récep­teurs munis d’un dispositif anti-éva­nouissement ne permettent pas, par la seule indication auditive, de dé­terminer le point d’accord exact

L’oreille devenant inopérante on a recours alors à un dispositif visuel. Dans l’ordre chronologique ont été successivement utilisés les indica­teurs visuels suivants : Le milliampèremètre intercalé en série dans le circuit plaque de la moyenne fréquence et indiquant par sa déviation maximum l’accord précis.

Le tube de Néon qui donne la mêmte indication à l’aide d’une lumino­sité maxima.

L’ombrographe qui n’est autre qu’un mjlliampèremsètre dont l’aiguille est remplacée par un écran obturant plus ou moins la luminosité d’une petite lampe. On se base alors sur le minimum de luminosité pour con­naître le point d’accord.

Tous ces dispositifs cités pour mé­moire ont été délaissés et rempla­cés par le « tube cathodique » (voir ce mot.).

em11

I003

eyechart

D_EM34

INDUCTION MAGNETIQUE.C’est le quotient du flux magnétique sup­posé uniforme par la surface qu’il traverse normalement à son plan. C’est le nombre de lignes de force par cm2 du champ. Tout circuit disposé de manière à produire une self induction ou in­duction magnétique s’oppose aux variations de courant qui le tra­verse. C’est la résistance apparente qui, ajoutée à la résistance selflque, donne l’Impédance (voir ce mot).

INDUCTION MUTUELLE. Ce phé­nomène se produit lorsque deux cir­cuits, parcourus chacun par un courant, sont sous l’influence l’un de l’autre et, par conséquent, agis­sent, par induction, l’un sur l’autre.

INERTIE. — C’est la propriété, pour un système quelconque de s’opposer aux mouvements qui lui sont com­muniqués et, en conséquence, de tendre à les continuer c’est-à-dire de s’opposer à leur suppression. Mécanique : le volant constitue un dispositif inerte.

Electricité : la self peut parfaite­ment être considérée comme une inertie électrique puisqu’elle s’oppo­se à l’établissement du courant dans le circuit duquel elle est intercalée et s’oppose à sa suppression.

INTENSITE. — Quantité de courant qui passe dans un circuit en une seconde. Son unité étant l’Ampère (voir ce mot), cest la quantité d’élec­tricité égale à un Coulomb qui passe en une seconde.

INTERFERENCE. — Action de deux ondes hertziennes l’une sur l’autre. Ce phénomène se produit lorsque deux stations émettrices de lon­gueurs d’ondes voisines chevauchent l’une sur l’autre et produisent des sifflements rendant l’audition im­possible.

INTERRUPTEUR. — Dispositif gé­néralement très simple destiné à rompre ou rétablir le courant. La pratique veut, qu’actuellement, on dispose toujours cet accessaire sur le potentiomètre, de manière à n’avoir qu’un seul bouton à ma­nœuvrer pour deux commandes dis­tinctes. Cette manière de faire assez astucieuse ne doit pas porter à croire qu’il y ait un rapport élec­trique ou radioélectrique quelconque entre le Potentiomètre et l’interrupteur. Leur rôle est totale­ment différent.

images (4)

INVERSEUR.Système, générale­ment rotatif de contacts permet­tant de mettre en circuit tel ou tel accessoire. Couramment utilisé dans les circuits d’accord, présélecteur et oscillateur pour mettre en circuit des bobinages de valeurs différentes et concernant soit : les ondes très courtes (OTC). les ondes courtes (OC), les petites ondes (PO), les grandes ondes (GO). Tous  ces  termes   de  « Petites », « Grandes », etc. sont d’ailleurs tout à fait arbitraires et les assez récentes   décisions internationales peuvent autoriser de nouvelles ap­pellations non moins arbitraires.

ION. Nom donné par Faraday aux. deux corps dissocés par le courant électrique. Aujourd’hui, on entend par là, la particule chargée d’élec­tricité positive (ion positif) ou né­gative (ion négatif).

ISOLANT. — Tout corps ou matière composée qui ne laisse pas passer le courant. En fait, ce terme passé dans l’usage, est absolument im­propre. En effet, en électricité, il n’est pas d’isolants, mais seulement de mauvais conducteurs. Dans la pratique, on considère donc, comme isolant, le conducteur suffisamment défectueux, pour une tension don­née ne créant pas de fuites appré­ciables

Le plus mauvais conducteur connu est l’air sec. Toute étincelle qui jaillit entre deux conducteurs, dans l’air par conséquent, démontre qu’il n’y a pas d’isolant.

ISOLATEUR.N’importe quel dis­positif de forme appropriée à l’usa­ge que l’on veut en faire, destiné à supporter mécaniquement un fll ou tout conducteur sous tension, ayant pour but de ne pas permettre le passage du courant vers les objets environnants (isolateur d’antenne de fll lumière, etc..)

73 de F6KSS

source : dictionnaire de la radio By GEO Mousseron

Publicités