Dictionnaire Rétro de la Radio « E »

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ECOUTEUR. — Dispositif de repro­duction des sons branché après un récepteur radiophonique. Ce systè­me comporte un électro-aimant et une membrane vibrante. L’écouteur reçoit la modulation sous forme électrique. Celle-ci est transformée en modulation magnétique de même forme par l’électro-aimant, lequel produit une suite d’attractions que reproduit fidèlement la membrane vibrante. Cette dernière est alors modulée mécaniquement et, par l’air ambiant communique les sons à no­tre oreille.

Deux écouteurs leliés par un serre-tête s’appelle un « casque ». On dit aussi, en parlant de l’écouteur : le téléphone. Cette expression est exacte puisque, à la résistance ohmique près, c’est un écouteur identique à celui de nos téléphones privés ou de ville.

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ECRAN. — Ecran ou Grille-Ecran : l’une des électrodes de certaines lampes ayant pour but de supprimer l’effet de capacité produit par la proximité de la grille de commande et de la Plaque. Pour annuler une capacité, on place une troisième armature au potentiel du sol (Fig. A). On ne pourrait agir ainsi avec un écran de lampe, qui, intercalé sur le chemin des électrons négatifs venant de la cathode, re­pousserait ceux-ci. Tout au contraire, il faut que l’écran soit porté à un potentiel positif pour accélérer le débit électronique. En procédant comme l’indique la Fig. B, on résoud simplement le problème en mettant l’écran à la terre, mais à travers une source et dans un sens tel que l’écran soit positif.

Ecran magnétique : surface métalli­que disposée entre deux accessoires dont l’un produit un champ magné­tique, et ceci afin d’éviter les effets de son champ sur le second.

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EFFET EDISON. — On appelle ainsi la constatation faite par Edison du phénomène suivant : Si l’on prend une lampe d’éclairage dans laquelle on a introduit une pe­tite surface métallique, disposée dans un circuit où se trouvent éga­lement : une source S et un galva­nomètre G, on constate le passage d’un courant. Pourtant, en exami­nant le schéma on voit nettement une solution de continuité entre F et P, cet intervalle devait être isolant. Il l’est effectivement si le filament n’est pas porté à l’incandes­cence. Dès qu’il est chaud (et ceci est vrai pour tous les corps), il se dégage des particules de matières appelées « électrons » de polarité négative. Comme on a eu soin de porter la plaque P à un potentiel positif en la réunissant au + de la source S, les électrons, au lieu de s’échapper dans tous les sens, viennent bombarder la Plaque. L’en­semble de ces électrons crée un che­min conducteur de l’électricité et le courant passe de P à F, cependant que les électrons lui servent de sup­port, se dirigent de F à P.

La constatation de ce phénomène fut le point de départ de la lampe de T. S. F., qui devint alors un relais non seulement très sensible, mais d’inertie négligeable dont on contrôle le fonctionnement en inver­sant, par exemple, la polarité de la source S. Si la Plaque P est reliée au « moins » les électrons sont alors repoussés et l’espace conducteur est supprimé.

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EFFET DE LARSEN. — Bourdonne­ment intense qui s’observe surtout dans les récepteurs comportant un grand nombre d’étages d’amplifica­teurs basse fréquence et qui est dû à des vibrations mécaniques de la grille des lampes de ces étages.

EFFET PELLICULAIRE ou EFFET de PEAU. — Les courants alterna­tifs de haute fréquence ont tendance à n’être véhiculés que sur la surface extérieure d’un conducteur. C’est ce que l’on appelle l’effet pelliculaire. Plus grande est la fréquence, moins le centre du conducteur est utilisé par le courant, d’où augmentation de la résistance ohmique. On donne souvent à ce phénomène le nom de « Skin effect ».Si l’on établit un courant dans le bobinage, le noyau se comporte com­me un aimant, c’est-à-dire qu’il est susceptible d’attirer les corps ma­gnétiques. Cet effet cesse lorsque le courant est interrompu. L’électro-aimant trouve son applica­tion dans les sonneries,

ELECTRICITE. — Les théories mo­dernes admettent que l’électricité est un pénomène produit par le dé­placement des électrons dans un cir­cuit. On peut obtenir ainsi des champs magnétiques électriques, ca­lorifiques, etc..On peut résumer en disant que l’élec­tricité est une des manifestations de l’énergie.

ELECTRO-AIMANT. Appareil se composant d’un noyau de fer doux autour duquel est bobinée une cer­taine quantité de spires de fil con­ducteur isolé.

si l’on établit un courant dans le bobinage ,le noyau se comporte comme un aimant , c’est à dire qu’il est susceptible d&ttirer les corps magnétiques . C et effet  cesse lorsque le courant est interompu .L’eléctro-aimant  trouve  son application dans les sonneries ,les relais, les écouteurs téléphoniques, les haut-parleurs, etc..

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ELECTRODYNAMIQUE. — Au sens exact du mot : forces exercées par un courant sur un autre. Dans l’usage courant, on dit « un électrodynamique » pour parler d’un haut-parleur électrodynamique (voir ce mot) où l’on voit qu’il s’agit bien de « forces exercées par un courant sur un autre ».

ELECTRON. C’est la plus petite particule connue de la matière. Plus petite que l’atome considéré jusqu’à la fin du siècle dernier comjme la plus petite. L’électron est de pola­rité négative. Comme, en électricité, deux pôles de même nom se repous­sent et de noms opposés s’attirent, cela explique l’effet Edison (voir ces mots).

EMISSION. — Action d’engendrer des ondes hertziennes non modulées (ra-dio-télégraphie) ou modulées (radio­téléphonie).

Emission électronique : Dégagement, des électrons du filament ou de la cathode d’une lampe. Emission secondaire : Dégagement d’électrons par la plaque d’une lam­pe portée à une température assez élevée par suite d’un bombardement d’électrons trop intense.

ENTRETENUESe dit d’une onde qui reçoit à cnaque instant l’énergie nécessaire pour que son amplitude reste constante.

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ETAGE. — De façon plus complète « étage d’amplification » désigne la lampe et ses accessoires de liaison.

ETHER. — Milieu hypothétique et im­pondérable que l’on admet occuper l’univers, tant dans les matières d’apparence les plus ténues que dans les espaces interplanétaires. Ce mi­lieu élastique sert de support ou vé­hicule aux oscillations hertziennes qui sont à la base de la radiotélé­graphie et radiotéléphonie. Leur vitesse de propagation, dans ce milieu est de 300.000 kilomètres à la seconde.

EVANOUISSEMENT. — Phénomène qui se constate sur des émissions lointaines et fonctionnant à fréquen­ces élevées. Le récepteur étant ac­cordé sur un émetteur, l’audititon disparaît progressivement, revient pendant quelques secondes, parfois plus longtemps, et disparaît à nou­veau. Comme l’origine de ce phénomène n’est pas absolument connu d’une part et que, d’autre part, les suppo­sitions faites à ce sujet, mettent en cause une couche ionisée dite de Heaviside, située à plusieurs dizai­nes de kilomètres du sol, on ne peut songer à s’attaquer à la source. Partant du principe que si l’on dis­pose d’un apareil à grande réserve de puissance, on peut compenser la disparition en agissant sur le po­tentiomètre ou tout autre système de renforcement, on fait agir le poste même sur un dispositif auto­matique de ce genre. On a alors un poste à régulation automatique qui atténue sa propre sensibilité quand les signaux sont forts et l’augmente lorsqu’ils deviennent faibles. Ce sys­tème s’appelle un dispositif anti ou contre-évanouissement.

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source : dictionnaire de la radio By GEO Mousseron

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