« DICO » de la Radio « RETRO »

LES EXPRESSIONS ANGLAISES

Les amateurs et, d’une façon générale, tous les auditeurs de T.S.F. emploient très souvent des expressions anglaises pour désigner des phénomènes particuliers ou des accessoires de T.S.F.

Il serait certes, plus logique de leur substituer des expressions françaises de façon à éviter toute confusion, mais certains de ces mots sont passés dans le langage courant. C’est pourquoi le tableau ci-dessous donne la traduction des expressions les plus couramment utilisées. Elles comportent, en regard, leurs significations en français.

Anti-Fading

Contre-évanouisement

AVC ou AGV

Régulation automatique du Volume

Broadcasting

Radio-diffution

Buzzer

vibreur destiné à la lecture du son

Chok coll

Bobine d’arrêt ou bobine de choc

color code

code des couleurs « résistances »

Fading

Évanouissement

Feeders

Fils reliant l’antenne au poste

G.M.T

Temps moyen de Greewich

Jack

Fiche

Out put meter

Mesures de sortie(appareil pour)

Padding

Cond, Fixe ou ajust, en série

Pick up

Lecteur de Disques,

Push Pull

BF équilibrée

Signal Generator

Hétérodyne pour le réglage des postes

Socket

Support de lampe

Suppressor Grid

Grille de Suppression

Switch

Interrupteur

Tester

Lampéremétre Appareil de vérification

Top coupling

Spire de couplage

Trimmer

Cond, Fixe ou ajust, en paralléle

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ACCOUPLEMENT. _ Réunion ou liaison électrique de deux circuits, pour permettre le transfert de l’énergie de l’un vers l’autre. Cet accouplement appelé aussi « cou­plage » peut se faire : 1° Magnétiquement, par self. 1″ Electro-statiquement par conden­sateur.

3° Electriquement (résistance). Seuls les deux premiers moyens sont couramment utilisés en raison de l’amortissement qu’apporte le troisième.

On dit « Accouplement » ou « Cou­plage » ce qui revient au même. Couplage serré : quand deux cir­cuits sont fortement couplés par self ou condensateur. Couplage lâche : l’inverse de ce qui vient d’être dit. Ex. : Deux selfs as­sez éloignées constituent un cou­plage lâche.

Couplage variable : Tout système qui permet à volonté de serrer ou relâcher un couplage rend celui-ci « variable ».

ACCUMULATEUR. — Réservoir d’électricité qui tient le milieu entre les appareils de production et d’utilisation de l’énergie électrique C’est pourquoi on les appelle parfois « piles secondaires ». Un accumulateur doit être rechargé avant d’être utilisé. H se passe donc deux phénomènes : 1″ Transformation d’énergie électri­que en énergie chimique ; 2° Transformation d’énergie chimi­que en énergie électrique.

L’accumulateur le plus utilisé est au plomb : sa tension est de deux volts. L’accumulateur fer-nickel donne une tension de 1 volt 5 environ. Le premier est le plus couramment utilisé en raison de sa tension plus élevée et de son prix de revient moindre. Il présente, cependant, l’inconvénient de se sulfater lors­qu’on n’en fait pas usage ou lors­qu’on le décharge trop rapidement. Il ne peut être, en outre, si l’on veut assurer sa conservation, char­gé à une intensitédépassant le dixième de sa capacité totale. Il en est de même de son régime de décharge. Il convient, enfin, de res­pecter sa polarité.

ACOUSTIQUE. — Branche de la phy­sique qui étudie les phénomènes sonores (production, propagation, effets et applications).

ADAPTATEUR. Mot très général qui s’emploie dans de multiples cas différents. On dit « un adaptateur ondes courtes » pour un petit montage mono ou bilampes permettant la réception des ondes courtes. Par ailleurs, on appellera également « adaptateur », une sorte d’interca­laire permettant à une fiche mâle d’écartement standard d’entrer dans une prise murale d’écartement an­glais.

AERIEN (Voir « Antenne »).

AIMANT. — Corps possédant la pro­priété d’attirer le fer. Aimant artificiel: pièce d’acier trem­pé dont la forme varie suivant l’u­sage auquel on le destine. Il est for­mé en soumettant une masse d’acier à l’action d’un champ magnétique. Aimant terrestre: se dit de tout le globe terrestre en raison de gise­ments importants de magnétite (mè­nerai de fer) qui se trouvent dans les environs du pôle nord et qui pos­sèdent la propriété de faire dévier les barreaux aimantés et notam­ment l’aiguille des boussoles. Un aimant possède un pôle nord et un pôle sud. Deux pôles de même nom se repoussent; deux pôles de nom contraire s’attirent.

ALIGNEMENT. — Action consistant à régler les condensateurs ajusta­bles d’un récepteur une fois son montage terminé. Ce réglage s’ef­fectue généralement à l’aide d’un hétérodyne (voir ce mot). Ces condensateurs ajustables se trouvent, soit en parallèle sur des condensateurs variables du poste ou des selfs, soit en série avec ces dernières. On peut parfaire à l’aligne­ment en agissant sur les lames fen­dues des condensateurs variables.alignement009-e1413054486446

ALIMENTATION. Fait de fournir à un appareil radio-électrique (ré­cepteur ou émetteur) l’énergie utile à son fonctionnement. L’alimentation s’obtient, soit à l’aide du secteur, soit à l’aide de piles ou d’accumulateurs. On appelle également « alimentation » ou « boîte d’alimentation » un ensemble comprenant un système de redressement et de filtrage du courant haute et basse tension nécessaire au fonctionnement d’un appareil. Il est branché sur le sec­teur.

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ALTERNANCE. Demi-période ou moitié de cycle. Elle représente un courant alternatif partant de zéro, atteignant un maximum et revenant à zéro. Une alternance peut être positive ou négative.altc3a9r010-e1413054615524

AMORTIE. — Se dit d’une onde pro­duite par une étincelle et qui va en s’amortissant, c’est-à-dire dont l’am­plitude décroît progressivement. Les ondes amorties forment une succession de « trains » appelés « trains d’ondes ». Du nombre de trains d’ondes dépend la hauteur du son reproduit dans l’écouteur.

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AMORTISSEMENT. — Diminution de puissance causée par déperdition d’énergie. Cette déperdition est cau­sée généralement par des résistan­ces se trouvant dans les circuits électriques.

AMPERAGE. — Synonyme de « nombre d’ampères ». Terme utilisé à tort pour indiquer  l’intensité de courant électrique.

AMPERE André  1er (1775-1836) – physicien et mathématicien français – il étudia l’électrodynamique et donna son nom à l’unité d’intensité de courant électrique, l’ampère.

2° Unité d’intensité électrique. L’am­père est égal à l’intensité d’un cou­rant transportant une charge d’un coulomb en une seconde. Par abréviation le mot « ampère » s’écrit « A ».

AMPERE-HEURE. — Csité ’est une inten­de 1 ampère qui s’écoule pen­dant une heure. Ainsi un accu de 60 ampères-heure peut débiter 60 am­pères pendant une heure, 6 ampères pendant 10 heures, 0.6 a pendant 100 heures, etc. Mais, à ce sujet, ne perdons pas de vue toutefois qu’à cet accu, s’il est au plomb, il ne de­vra pas être demandé plus de 6 am­pèresmaxima, puisque c’est le 1/10 de sa capacité.

AMPÈREMÈTRE. — Appareil destiné à mesurer l’intensité des cou­rants électriques.

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Lorsqu’il s’agit d’un appareil devant mesurer les millièmes d’ampère, il s’appelle milliampèremètre. Il existe également des micro-ampèremètres (µa) pour la mesure des millionièmes d’ampère.

 Ce sont ces deux derniers appareils qui sont le plus souvent employés en radio.

L’ampèremètre peut être constitué de différentes manières : à cadre, à palette de fer doux, ou thermique, de nos jours numérique. Le premier sert à la mesure des in­tensités en courant continu. Le se­cond, moins précis est généralement un appareil bon marché. Le troisiè­me est réservé à la mesure des in­tensités en courant alternatif (voir « Ampèremètre thermique »). Un ampèremètre est constitué très exactement comme un voltmètre mais, à l’encontre de ce dernier, sa résistance interne est très faible. En effet, branché en série dans le cir­cuit à mesurer, il ne doit pas en mo­difier les caractéristiques.

AMPEREMETRE THERMIQUE. — Appareil destiné à la mesure des intensités du courant alternatif. Tan­dis que les ampèremètres du mo­dèle courant dévient dans un sens ou dans l’autre, selon le sens du courant lui-même, il faut, au con­traire, que l’appareil destiné à la mesure des courants alternatifs soit indépendant du sens du courant. Il est donc basé sur réchauffement plus ou moins grand produit par le passage plus ou moins intense du courant.

La figure que voici montre le prin­cipe du système. Le courant à me­surer traverse un fil formé d’un alliage Platine-Argent ABC fixé à ses extrémités. Lorsque le courant passe, le fil se dilate et prend la for­me de la figure car il est tiré en son milieu par un fil fin en laiton BDE fixé en E et dont le point D est attaché à un fil de soie enroulé sur une poulie P et tendu par un ressort R. Ainsi la dilation du fil Platine-Argent fait avancer l’ai­guille Aig.

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AMPLIFICATEUR. — Assemblage d’organes destinés à permettre une audition plus puissante des signaux reçus.

Il existe trois sortes d’amplifica­teurs :

Io les amplificateurs haute fréquen­ce (HF);

2° les amplificateurs moyenne fré­quence (MF);

3° les amplificateurs basse fréquen­ce (BF).

Les deux premiers amplifient le cou rant haute fréquence reçu par l’an­tenne avant sa détection et le troi­sième après détection. Les amplificateurs se divisent en quatre classes : A, B, C et AB. AMPLIFICATION. — Action d’ampli­fier. C’est le rôle des lampes qui ne sont pas autre chose que des relais électroniques. On peut amplifier : En Haute fréquence (avant détection). En Moyenne fréquence (avant dé­tection, mais sur une fréquence plus faible).

En Basse fréquence (après détec­tion). HF et MF sont inaudibles. La BF est la fréquence audible ; capable d’actionner à la fois la membrane vibrante de l’écouteur et notre tym­pan. L’inertie de ces deux membra­nes, humaine et mécanique est d’ail­leurs du même ordre de grandeur. AMPLIFICATION CLASSES A, B, C ET AB Amplification classe A : un ampli por-i.ini 06 nom   fonctionne dans des  conditions telles que la forme de la tension de sortie est la même que celle d’excitation. On applique une polarisation de grille telle que le courant plaque est permanent et en appliquant à la grille une tension al­ternative qui fasse fonctionner la lampe dans la partie rectiligne de sa caractéristique dynamique. Ainsi, la grille ne peut devenir positive et le courant plaque ne peut prendre une trop forte valeur.

Amplification classe B : un tel ampli fonctionne dans de telles conditions que la puissance de sortie est pro­portionnelle au carré de la tension d’excitation de la grille. Pour obte­nir cet effet, on polarise les grilles de manière à ramener le courant plaque à une valeur nulle lorsque la grille n’est pas excitée. Ce courant plaque n’apparaît que pendant les alternances positives de la tension d’excitation grille.

Amplification classe C : cet ampli fonctionne de manière que la puis­sance de sortie varie avec le carré de la tension plaque, entre certaines limites. Cet effet est obtenu par une polarisation négative de grille plus grande que celle qui est nécessaire pour ramener le courant de l’alter­nance positive de la tension d’exci­tation grille.

Amplification classe AB : cet ampli­ficateur a sa grille polarisée de telle manière qu’il fonctionne en classe A pour les signaux faibles et en clas­se B pour les signaux forts. Ainsi le courant plaque circule pendant plus d’une alternance.

AMPLIFICATION DIRECTE. — Se dit de tout appareil récepteur qui n’est pas basé sur le principe du changement de fréquence.

AMPLITUDE. C’est la valeur maxima (positive ou négative) d’un courant alternatif. En représentant ce courant sous la forme classique et très significative, c’est la distance entre le zéro et la valeur la plus élevée.

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ANODE. — C’est l’électrode positive d’une source. L’anode d’une pile est son électrode de charbon. En radio ce mot désigne l’électrode positive d’une lampe qui est toujours sa Pla­que. Plaque ou Anode d’une lampe, peuvent donc être compris dans le même sens.

ANTENNE.Fil ou ensemble de fils conducteurs tendu dans l’espace, soigneusement isolé et réuni en un point au circuit d’accord de l’émetteur ou du récepteur. Cette antenne peut être considérée comime une surface métallique n’ayant d’autre but que celui d’aug­menter la surface d’une des deux armatures du condensateur d’accord. En émission, ce dernier attaque une plus grande partie de l’éther alors’ qu’à la réception cette même dispo­sition permet d’embrasser une plus grande partie du champ magnétique et électrique produit par l’émetteur sur lequel on est accordé. La continuation de ces fils qui relie les précédents à l’appareil s’appelle la descente d’antenne. Dans la pra­tique, il est bon de noter qu’anten­ne et descente doivent être consti­tuées par le même fil sans con­nexions ni soudures, ces dernières créant toujours de petites résistan­ces d’où amortissement préjudicia­ble au bon fonctionnement de ré-metteur ou du récepteur. L’antenne est aussi appelée « collec­teur d’ondes » ou « aérien ».

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ANTI-FADING (voir Contre-évanouis­sement).

APERIODIQUE. — Qui n’a pas de période propre. C’est le cas de tout dispositif oscillant très amorti. Si l’on prend l’image d’un balancier, il suffit de supposer celui-ci excessive­ment serré sur son axe au point que, écarté de sa position de repos, il y retourne sans la dépasser. On dit alors que le mouvement est apério­dique.

ARMATURE. — Se dit de chacune des deux électrodes ou surfaces mé­talliques d’un condensateur.

AUTOTRANSFORMATEUR. — C’est un transformateur dont le rôle est identique à celui qui est expliqué à ce mot (transformateur). Pourtant, de façon purement mécanique, il n’existe qu’un seul et unique enrou­lement sur lequel on a fait une prise intermédiaire. On dispose alors d’un couplage très serré, ce qui peut être avantageux dans certains cas.

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Une précaution est à prendre lorsque l’on utilise ce système : tandis que le transformateur, de par sa constitution même, isole l’appareil d’utilisation du secteur, il n’en est pas de même de l’autotransformateur. En l’utilisant, il est bon de penser à ce détail.

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source « dictionnaire de la radio  »  GEO Mousseron.

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